dimanche 12 août 2007

Vendredi 27 Juillet : Ce n’est pas facile de dormir au dessus d’un ours

Le moment le plus marrant avant de partir en voyage : j’amène quoi avec moi et comment je le fais rentrer dans mon sac. Au menu : mon sac de couchage, des t shirts de rechange, 2 sweats, des sous vêtements, une serviette, du gel douche et autres et à manger ; j’ai entendu dire que la nourriture est très chère en Norvège (pays le plus cher du monde, à noter). Donc, j’ai cuisiné un kilo de riz tassé dans des boites Tupperware pour ne pas mourir de faim une fois arrivé là bas. Mon train est à 22h30 le soir et j’arrive à 6h30 du matin. Je monte sur mon vélo avec mon gros sac sur le dos vers 21h30 en direction de la gare. Le train est déjà à quai quand j’arrive. Ma cabine couchette est la seule qui soit blindée, toutes les autres étant vacantes. Je rencontre mes colocs pour la nuit : un couple d’Italiens, 2 japonais et un chinois qui dort tout en haut des lits à étages, pareil que moi (les cabines sont à 2x3 couchettes). On discute bien ensemble, il fait le tour de l’Europe pendant 2 mois et part pour la Norvège également. Après quelques dizaines de minutes à parler, le ‘Good Night’ de l’italien signifie ‘Shut up, thanks’). Donc profitons des couchettes pour dormir un peu. 2h30 du mat’, je me fais réveiller par un bruit qui fait trembler mon matelas tellement il est à basse fréquence et portant. L’italien qui dort en dessous de moi ronfle comme un ours (enfin je n’ai jamais vu d’ours ronflé mais j’imagine que ça doit être comme ça). J’ai beau essayé de calmer la bête en faisant des petits bruits d’animaux ou des ‘cchhuutttt’ mais rien n’y fait. Au lieu de me souhaiter bonne nuit, il aurait mieux de me souhaiter bonne chance. C’est la même pour le chinois, il n’arrive pas à fermer l’œil, le bruit est trop assourdissant. On décide de quitter la cabine parce que j’en peux plus et lui non plus. On va faire un tour voir sir il y a des lits de libre. Mais on se rend vite compte que toutes les cabines sont soit complètes soit fermées à clés. On est piégé, pas d’autre solution. On a dû réveillé l’ours pendant que l’on quittait sa taverne parce que les murs ne tremblent plus, il serait peut être judicieux d’en profiter pour essayer de s’endormir avant lui. Je remonte dans mon lit et j’arrive à m’assoupir avant l’animal. Ouf, j’aurais dormi au moins 2h30 dans la nuit.