mardi 11 septembre 2007

Crayfish Party

Voilà un petit article sur une tradition suédoise qui se déroule pendant les vacances d’été en Suède : la Crayfish party.
Tout commence pendant la saison des écrevisses qui commence début Aout pour se terminer le dernier weekend avant la rentrée, c'est-à-dire fin Aout début Septembre. Le but est de se retrouver entre amis, manger des écrevisses, boire du snapps et bien sur chanter des chansons made in IKEA.
Un ami suédois que je rencontre pendant une soirée m’invite à sa crayfish party le lendemain. Okay, je suis partant ca peut être marrant. Il m’envoie l’itinéraire pour aller jusqu’à chez lui, il faut que j’emprunte le RER puis bus. Une fois arrivé à la centrale station (la plus grande station de Stockholm, mêlant bus, rer, metro et train), je suis un peu perdu dans ce labyrinthe souterrain. Je demande ma route à 2 suédoises (je demande en suédois quand même, c’est plus la classe). Elles vont sur le même quai que moi donc je les suis en performant mon suédois, c’est l’occasion. Arrivé sur la bonne plate forme, je rencontre des amis allemands et italiens qui vont à la même fête que moi. On prend le RER ensemble, on arrive à la station où des potes de mon ami qui organise la soirée nous attende pour nous amener jusqu’au lieu des écrevisses. Mon ami nous accueille et on s’installe à l’arrière de sa maison, dans un quartier résidentiel. On doit porter des chapeaux des plus ridicules pendant toute la soirée, petits chapeaux en carton avec des écrevisses dessinés dessus. On apprend la chanson suédoise qui est l’équivalent de ‘Ami Roger ami Roger lève ton veeerrrreeee…’ et on se boit un petit verre de snapps qui désinfecte le goulot bien comme il faut. Du pain avec du fromage nous est servi ainsi que des chips aux crevettes et aux poissons (ces dernières très désagréables au goût, en d’autres mots, pas bonnes). Ensuite, les écrevisses arrivent sur la table. Un suédois nous fait une petite démonstration de comment faire pour être le plus efficace possible pour retirer le maximum de chair de la bête qui se montre résistante. A notre tour de s’exciter sur les ‘grosses crevettes’. Miam miam, c’est plutôt bon malgré que tout le monde s’en met partout, que ca gicle dans les yeux et sur le visage (un peu comme le pamplemousse sauf que ça sent pas le pamplemousse mais le poisson). Les pinces des créatures sont plutôt aiguisées également, ce qui m’a valu une petite entaille dans le pouce (sale bête, elle a fini dans mon estomac, ça lui apprendra non mais). Le repas était plus que copieux et il est temps de rentrer sur Stockholm pour rejoindre des potes dans un club de ‘hardos’ qui remuent la tête, DJ y compris.

Trip à Tallinn – Vendredi 31 Aout -> Dimanche 2 Septembre

Un voyage est organisé 4 jours avant le départ pour aller visiter Tallinn. Je commande les billets sur internet sur la compagnie Tallink. Le prix est minable, 500 SEK pour une cabine de quatre, ce qui équivaut à 13 Euros par personne pour un aller retour sur un bateau de ‘luxe’, aller durant 15 heures et le retour 2 heures de plus. J’en parle à des potes français pour remplir la cabine qui au final se composera de Stéph, Teddy, Sylvain et moi. Les billets sont achetés, le numéro de commande dans la poche, le sac à dos sur le dos et nous voilà partis, Stéph et moi, en destination du port pour l’embarquement du 1h30. On arrive à un terminal du port, bien vide….étrange. Je m’approche du comptoir et commence à sortir mon numéro de commande et l’employé me dit que je suis au mauvais terminal, il faut que je continue encore un kilomètre pour atteindre le bon quai. C’est parti pour une petite marche alors que l’heure commence à tourner. Arrivé à destination, le hall est bondé. Je prends mon petit ticket comme à la boucherie pour retirer mes tickets. J’ai le numéro 283 et l’écran affiche le numéro 190. Argl, j’ai encore un bon bout de temps devant moi. Je rencontre un bon paquet d’étudiants ERASMUS, allemands pour la plupart. Ils ont déjà leur ticket donc ils partent à l’embarquement. Il est 17h42, l’embarquement se fait jusqu’à 17h45 et le numéro 280 est affiché. Un poil de stress, un contrôle de passeport, tout est en règle et nous voilà parti. Accueillis par quelques membres d’équipages, on se dirige vers notre cabine. Des ascenseurs et des escaliers dorés apparaissent au milieu des très longs couloirs. Dans notre chambre se trouvent 4 couchettes, 2 armoires et une petite salle de bain, le grand luxe quoi. Le temps de poser nos affaires, nous voilà partis à la découverte d’un nouveau monde : le bateau de croisière. Des restaurants, des bars, une boîte, un cabaret, et 2 magasins de Duty Free, un sauna, un jacuzzi. Tout parait très propre et bien entretenu. Stockholm s’éloigne alors qu’on profite de la vue sur le pont arrière où tous les erasmus se sont rassemblés. On discute, on rigole et le faim commence à venir. Les sandwichs au fromage et jambon préparés avant le voyage font largement l’affaire. Petit tour à la superette pour acheter de quoi grignoter et la soirée commence. Les allemands ont déjà fait le plein d’alcools au duty free pour passer la soirée. En fait, ces croisières sont une excuse pour acheter de l’alcool pas cher. Le voyage se résume en effet à 15h de bateau pour Tallinn, 7h à Tallinn et 17h pour le retour. Il est assez pathétique de voir des adultes (suédois pour la plupart) complètement imbibés d’alcool à 19h ou de voir des plaques de vomi un peu plus tard dans la soirée. Bon, on dira que c’est le mal de mer. Un petit tour au cabaret pour voir une course de petit chevaux, où l’on peut parier sur la couleur du cheval gagnant, un petit détour par les machines à sous pour perdre quelques pièces et nous voilà arrivés au karaoké. Les suédois sont férus de karaoké, lorsqu’ils font des fêtes entre eux, c’est couvent pour chanter malgré un niveau en chant guère plus élevé que la moyenne mondial. La plupart des chansons sont en suédois, mais on essaie tant bien que mal de les fredonner. On décide de s’inscrire avec des potes et copines français et allemands : c’est décidé, Song 2 de Blur fera bien l’affaire, il suffit de brailler un peu. Après un prestation plus que remarquée (plus par le spectacle que la qualité du chant), on quitte la scène sous le tonnerre d’applaudissement… de nos trois potes au fond de la salle. On décide ensuite d’aller faire un petit tour sur la piste de danse de la boîte pour finir la nuit.
Ikea, krisprolls, ikea ikea, krisprolls. Arrgll, voilà à quoi ressemblait le réveil lorsque le haut parleur de notre cabine et de très mauvaise qualité qui plus est annonçait notre arrivée à Tallinn. Le temps est ensoleillé et il fait bon dehors. Après avoir traversé des terrains vagues pour atteindre la vieille ville, on commence notre petite aventure dans les ruelles. J’ai déjà passé une semaine ici en février dans je reconnais quelque peu. On croise des musées qui ont l’air étrange, comme celui des malformations, le musée Grévin des blessures et maladies cutanées de toutes nature (rien que de lire le dépliant donnait la chair de poule) ou encore le musée de la torture médiévale. Bon on verra une prochaine fois. On fait le tour de la vieille ville, passe dans des ruelles très charmantes, s’arrêtent à quelques points de vue et visite quelques églises, dans une particulièrement très belle (cf photos sur http://castel-baptiste.magix.net) . La faim commence à venir. Après avoir sillonné les ruelles, on trouve un restaurant très sympa, où l’on mange dans une ruelle d’un petit village reconstitué (des façades de ‘fausses’ maisons font office de murs). On mange tous bien et on se décide à aller dans la ville (pas la vieille, mais la plus récente disons). On se rend vite compte qu’il n’y a rien à voir par là. On se trouve un petit banc dans un parc tranquille et on se repose une petite heure en attendant le départ du bateau. On arrive à 16h à l’embarquement et on se rend compte que le bateau part non pas à 17h mais à 18h. Bon tant pis, on se reposera en attendant. D’autres passagers commencent déjà à monter dans le bateau avec des caddies remplis d’alcool (le maximum est 100 litres de bières et 25 d’alcool fort). Parfois, on se demande si certains ne dépassent pas la limite autorisée tellement les bouteilles débordent du petit caddy. On retrouve notre cabine, on va faire quelques achats au duty free, où l’on peut trouver toutes les sortes de liqueurs et alcools imaginables. La bateau tangue terriblement contrairement à la nuit dernière, les gens titubent de partout (comme la nuit dernière par contre, mais la c’est plus à cause du tangage…quoique). Stéph se sent pas très bien et préfère aller se coucher. Sur la piste de dans du cabaret, tout le monde avance et recule au même moment, c’est assez amusant à voir. Une petite bagarre entre personnes éméchés éclate dans un coin de la boîte mais elle finit rapidement vu l’état des protagonistes. Bon, l’ambiance redescend (mais pas la houle), il est tant d’aller se faire bercer aux rythmes des vagues. Une petite nuit passe pour arriver à notre point de départ, Stockholm. On fait une demi-heure de queue pour passer la frontière au milieu des caddys de bières et autres alcools. Back to Stockholm.

dimanche 12 août 2007

Mardi 31 Juillet : Journée dans les fjords

6h45, mon réveil sonne, c’est parti pour 10h de bateau au milieu des fjords. J’arrive au port quelques minutes avant le départ du bateau et hop, on quitte Bergen pour les fjords. On longe donc la côte, au milieu des îles et de l’archipel pour commencer, le temps n’est pas super mais il permet au moins de voir des arcs en ciel qui font office de ponts entre les différentes îles. On s’enfonce ensuite un peu plus dans les terres où l’on commence à voir des grandes falaises avec de la neige au sommet. Les paysages commencent à devenir magnifiques, avec des cascades de partout. Au bout de 5h sur ce bateau à ‘grande vitesse’, on change d’embarcation au milieu de la mer : un autre bateau arrive, on pose un pont au milieu que les passagers empruntent. Nous voilà donc sur un bateau moins rapide mais également moins bruyant. Nous naviguons en direction du fjord le plus étroit et le plus profond de Norvège. De grandes falaises commencent à nous entourer, avec toujours autant de cascades. On croise des villages accessibles seulement par bateau. Les paysages sont vraiment magnifiques. Une fois arrivé à la destination finale, après être resté 7h debout dans le bateau, on prend le bus en direction de Voss, à quelques dizaines de kilomètres de là. Le bus emprunte des routes en lacet plus qu’impressionnantes. Je me demande encore comment le bus a fait pour monter des lacets assez serrés et aussi pentus, les Alpes étant de la rigolade à côté. Je dois avouer que j’ai eu un peu peur durant le trajet parce que parfois, le moteur montrait des signes de faiblesse. On arrive à Voss où je dois prendre le train dans une heure pour retourner à Bergen. Je profite de mon temps de répit pour visiter un peu la ville et faire quelques courses pour le repas du soir. Je prends ensuite le train en direction de Bergen et je rentre chez la Norvégienne pour reprendre mes affaires, prendre une douche et repartir à la gare pour prendre un train de nuit en direction d’Oslo. Je rencontre le chinois de la première nuit à la gare, on discute un peu et ensuite je m’installe dans mon fauteuil pour m’endormir immédiatement pour une nuit de 6h (une telle nuit à dormir sur des sièges dans un train sans être réveillé, mon niveau de fatigue devait être élevé.).

Lundi 30 Juillet : Arrivée à Bergen

Je prends le train à 6h30 du matin à Oslo en direction de la côte ouest pour visiter les fjords. J’ai décidé de prendre le train pendant la journée parce que le trajet est magnifique d’après les dires du Lonely Planet. Et en effet, les paysages sont grandioses : il y a 1200 mètres de dénivelé, on passe à travers d’immenses plateaux avec de grands lacs alimentés par des cascades au milieu de grandes étendues de neige. C’est magnifique à voir. On fait une petite pause au Myrdal, station connue des voyageurs car elle permet de rejoindre Flam, village au milieu des fjords. Le temps de prendre quelques clichés et nous revoilà repartis pour quelques heures avant de rejoindre Bergen. Arrivé à destination, le temps est vraiment moche mais bon, espérons que ça s’améliore demain. Je passe à l’office du tourisme réserver ma place pour une journée au milieu des fjords le lendemain. Je décide ensuite de monter au dessus du mont Floyen pour avoir une vue sur Bergen mais plus je monte et moins je vois la ville en raison des nuages qui sont plus que bas. Donc après 1h de marche j’arrive au sommet, au milieu des nuages, donc je ne vois rien de Bergen. Tant pis pour moi. Je redescends dans la ville et je passe par le marché aux poissons : crevettes, écrevisses, et poissons vivant remuant la queue sur la glace alors que leurs copains attendent dans les bacs derrière les étales. Je visite ensuite le quartier de Bryggen, où l’on peut se faufiler à travers les petites ruelles au milieu des magasins qui vendent des produits régionaux. J’ai rendez vous ensuite avec une fille connu via un site internet qui permet de trouver des gens qui veulent bien t’héberger pour une nuit ou plus. Le rendez vous était fixé à 19h30 près d’une statue. 20h30 et toujours personne… argl je ne veux pas passer une nuit d eplus sur un banc. Heureusement j’avais cherché sur google maps où elle habitait donc me voilà parti à la recherche de son bâtiment. Arrivé au pied de son immeuble, il y a un interphone et son nom n’a pas l’air de figurer. Je sonne un nom au hasard et il s’avère que ça tombe au rez de chaussée dans le gars sort de son appart et me demande ce que je veux. Je commence expliquer mon problème, que je dois aller chez une fille qui habite ici, mais que je ne connais seulement par son prénom. Il me dit que peut être au troisième étage, je trouverai la personne désirée. Et cela s’est avéré vrai. Je sonne et Kristi, une coiffeuse à Bergen m’ouvre. Elle m’avait également attendu plus d’une heure mais à une autre statue, à quelques mètres seulement d’où j’étais. Elle me montre l’endroit où je vais dormir : un lit 2 places d’un de ses collocs qui est parti en vacance. L’appartement est très grand avec tout le mobilier nécessaire. Je prends une bonne douche bien chaude et l’invite à prendre un verre pour la remercier de son hospitalité. On mange quelques tartines avec du fromage norvégien à notre retour et je me couche de bonne heure parce que mon bateau part demain matin à 8h.

Lundi 30 Juillet : Arrivée à Bergen

Je prends le train à 6h30 du matin à Oslo en direction de la côte ouest pour visiter les fjords. J’ai décidé de prendre le train pendant la journée parce que le trajet est magnifique d’après les dires du Lonely Planet. Et en effet, les paysages sont grandioses : il y a 1200 mètres de dénivelé, on passe à travers d’immenses plateaux avec de grands lacs alimentés par des cascades au milieu de grandes étendues de neige. C’est magnifique à voir. On fait une petite pause au Myrdal, station connue des voyageurs car elle permet de rejoindre Flam, village au milieu des fjords. Le temps de prendre quelques clichés et nous revoilà repartis pour quelques heures avant de rejoindre Bergen. Arrivé à destination, le temps est vraiment moche mais bon, espérons que ça s’améliore demain. Je passe à l’office du tourisme réserver ma place pour une journée au milieu des fjords le lendemain. Je décide ensuite de monter au dessus du mont Floyen pour avoir une vue sur Bergen mais plus je monte et moins je vois la ville en raison des nuages qui sont plus que bas. Donc après 1h de marche j’arrive au sommet, au milieu des nuages, donc je ne vois rien de Bergen. Tant pis pour moi. Je redescends dans la ville et je passe par le marché aux poissons : crevettes, écrevisses, et poissons vivant remuant la queue sur la glace alors que leurs copains attendent dans les bacs derrière les étales. Je visite ensuite le quartier de Bryggen, où l’on peut se faufiler à travers les petites ruelles au milieu des magasins qui vendent des produits régionaux. J’ai rendez vous ensuite avec une fille connu via un site internet qui permet de trouver des gens qui veulent bien t’héberger pour une nuit ou plus. Le rendez vous était fixé à 19h30 près d’une statue. 20h30 et toujours personne… argl je ne veux pas passer une nuit d eplus sur un banc. Heureusement j’avais cherché sur google maps où elle habitait donc me voilà parti à la recherche de son bâtiment. Arrivé au pied de son immeuble, il y a un interphone et son nom n’a pas l’air de figurer. Je sonne un nom au hasard et il s’avère que ça tombe au rez de chaussée dans le gars sort de son appart et me demande ce que je veux. Je commence expliquer mon problème, que je dois aller chez une fille qui habite ici, mais que je ne connais seulement par son prénom. Il me dit que peut être au troisième étage, je trouverai la personne désirée. Et cela s’est avéré vrai. Je sonne et Kristi, une coiffeuse à Bergen m’ouvre. Elle m’avait également attendu plus d’une heure mais à une autre statue, à quelques mètres seulement d’où j’étais. Elle me montre l’endroit où je vais dormir : un lit 2 places d’un de ses collocs qui est parti en vacance. L’appartement est très grand avec tout le mobilier nécessaire. Je prends une bonne douche bien chaude et l’invite à prendre un verre pour la remercier de son hospitalité. On mange quelques tartines avec du fromage norvégien à notre retour et je me couche de bonne heure parce que mon bateau part demain matin à 8h.

Dimanche 29 Juillet : Oslo en métro et bateau

Après une courte nuit, je décide d’aller visiter les quartiers est de la ville et notamment de longer l’Akerselva, une petite rivière qui passe à travers un ancien quartier industriel converti en boîtes plus ou moins branchées et autres bars. J’arrive ensuite dans le jardin botanique dans lequel je passe une petite heure pour dire bonjour aux cactus m’allonger dans la pelouse parce que je commence à accumuler la fatigue. Je passe devant le musée de Munsch mais je ne sens pas d’humeur à m’enfermer et regarder des tableaux. Je décide de visiter les alentours de la ville. J’achète une carte à la journée pour le métro et me voilà parti à l’ouest de la ville, en direction du grand sautoir pour le saut à ski qui domine la ville. Je décide de m’arrêter quelques arrêts avant pour visiter l’insolite musé Emanuel Vigeland : une grande salle voutée, d’une dizaine de mètre de hauteur, lugubre dans laquelle aucune lumière ne pénètre. Après 10 minutes dans le noir le plus complet, mes yeux commencent à s’accoutumer à la pénombre, seuls de petits spots éclairent les parois de ce lieu. Je découvre alors d’immenses fresques représentant les diverses étapes de la vie de façon érotique. La salle est très grande et très vide, donc on doit porter des chaussons pour rentrer pour éviter que ça résonne. Bien entendu un touriste a fait claquer la porte et le ‘blang’ a raisonné pendant bien une minute. Je reprends le métro pour monter au sommet de la colline : c’est marrant comme on passe du métro en dessous de la ville à un métro au milieu de la montagne et de la forêt. J’arrive au sommet de cette colline et me pose à la terrasse de Frognerseteren, restaurant mentionné dans le LP et je me mange une part d’un gâteau aux pommes délicieux. Les lustres sont faits de bois d’élans. Je décide de redescendre en ville et de prendre le bateau pour rejoindre les îles prisées des habitants d’Oslo pour leurs plages de sables. Le soleil n’est pas au rendez vous donc je ne me baigne mais par contre, je croise une douche de plage, seul moyen pour moi de laver. Je sors mon savon et me lave à la bonne franquette en maillot de bain, et à l’au froide. Bon, j’ai déjà plus confortable comme douche mais je n’en demande pas plus. Après avoir fait le tour de l’île, je retourne au centre d’Oslo et je profite des différents spectacles de rue avant de retourner passer quelques heures sur les bancs de la gare en attendant mon train pour Bergen à 6h30 du matin.

Samedi 28 Juillet : Oslo à pied

Arrivée à 6h30 à la gare, le but premier est de trouver une carte d’Oslo. Direction l’office du tourisme : je marche un peu avec le chinois, et une fois arrivé devant le premier office, on voit que celui-ci est fermé pendant le weekend. Humm quel est l’intérêt de fermer le weekend sachant que la plupart des touristes arrive le weekend ? Question sans réponse. Ceci étant, le chinois doit aller poser ses affaires dans son auberge de jeunesse donc je décide de la suivre. Je connaissais cette auberge, la seule à un prix raisonnable à Oslo mais aucun lit était disponible pour ce soir via internet, mais peut être qu’il y a eu un désistement depuis le temps. Mais non ! Auberge pleine pour ce soir. Donc je n’ai pas d’endroit où dormir ce soir. Bon on verra bien. Je quitte le chinois et commence à me balader dans Oslo en direction du palais royale qui surplombe la seule rue principale d’Oslo. Les rues sont vides, la ville vient seulement de se réveiller, les cafés sont encore vides. Ce qui m’étonne, c’est de croiser des boulangeries et des fromageries, alors qu’en Suède je n’en ai pas encore croisé une seule. J’arrive devant le palais royal et j’arrive au moment de la relève de la garde ; pas aussi impressionnante que celle de la garde britannique mais marrant quand même. Je me repère sur la carte sommaire de mon Lonely Planet pour trouver une bonne adresse de boulangerie où l’in peut trouver une spécialité norvégienne, une sorte de pain avec des raisins et abricots et ananas à l’intérieur et des graines de toute sorte à l’extérieur (voir photos). Je le savoure en me dirigeant vers le parc Vigeland, où des dizaines de statues à taille humaine sont exposées. Et çà vaut vraiment le coup : une grande allée avec des statues représentant tous les sentiments humains (amour, haine, tristesse, joie, envie…) avec une immense fontaine au bout de celle-ci, suivie d’une bute avec un grand obélisque sur le dessus de celle-ci. C’est vraiment magnifique à voir et une éclaircie rend la scène incroyable. Ce parc est vraiment très beau et l’obélisque est extraordinaire, voire effrayante lorsque l’on se rend compte qu’elle représente des personnes enlacées. Après avoir admiré ce parc, je pars en direction de Bygdoy, presqu’île d’Oslo avec des musées et des plages. Une heure de marche et me voilà arrivé devant le Norsk Folkemuseum (musée du peuple norvégien), parc sillonné de chemins de terre qui relient d’anciennes étables, fermes en bois et une magnifique église en bois édifiée vers 1200. Je me promène parmi les demeures avec leur toit en herbe et je tombe sur une représentation de danse traditionnelle pratiquée pendant les mariages ; ça ressemble un peu au type de danse du Périgord, avec une personne qui joue de la cithare dans un coin. Je croise dans une maison une femme qui cuisine de grandes crêpes sur un feu de bois. La lieu est vraiment sympa à visiter. Je me dirige ensuite vers un autre musée, le Vikingskipshuset, où 3 drakkars sont exposés. J’y apprends que ces bateaux servirent de tombeaux à d’importants personnages vikings, et y furent enterrés avec tous les biens nécessaire dans l’au-delà, (et même serviteurs).
Je décide ensuite d’aller sur la plage malgré un temps indécis. Je ne me baigne pas, il fait trop de vent et un peu froid. J’admire la vue sur la baie et prend quelques photos avant de retourner au port de la presqu’île pour retourner dans le centre d’Oslo. Je prends un ‘bus bateau’ qui sert de m’amène devant l’hôtel de ville d’Oslo, grande bâtisse en brique. Je monte ensuite dans la forteresse médiévale qui se trouve juste à côté et qui domine le port. Il est temps de prendre une pizza au centre ville (oui, le riz au petit déjeuner et pour midi, ça m’a suffit, j’ai besoin d’autre chose). Je reste le plus longtemps possible au restaurant, savourant ma pizza à l’ananas et je me promène ensuite dans la ville, de nuit, où il y a vraiment de l’animation (et beaucoup de mendiants également). Il est 1h, je décide d’aller sur un banc de la gare pour passer ma nuit. Je dois avouer que ce n’est pas très confortable mais bon j’arrive à dormir quelques heures.