Un voyage est organisé 4 jours avant le départ pour aller visiter Tallinn. Je commande les billets sur internet sur la compagnie Tallink. Le prix est minable, 500 SEK pour une cabine de quatre, ce qui équivaut à 13 Euros par personne pour un aller retour sur un bateau de ‘luxe’, aller durant 15 heures et le retour 2 heures de plus. J’en parle à des potes français pour remplir la cabine qui au final se composera de Stéph, Teddy, Sylvain et moi. Les billets sont achetés, le numéro de commande dans la poche, le sac à dos sur le dos et nous voilà partis, Stéph et moi, en destination du port pour l’embarquement du 1h30. On arrive à un terminal du port, bien vide….étrange. Je m’approche du comptoir et commence à sortir mon numéro de commande et l’employé me dit que je suis au mauvais terminal, il faut que je continue encore un kilomètre pour atteindre le bon quai. C’est parti pour une petite marche alors que l’heure commence à tourner. Arrivé à destination, le hall est bondé. Je prends mon petit ticket comme à la boucherie pour retirer mes tickets. J’ai le numéro 283 et l’écran affiche le numéro 190. Argl, j’ai encore un bon bout de temps devant moi. Je rencontre un bon paquet d’étudiants ERASMUS, allemands pour la plupart. Ils ont déjà leur ticket donc ils partent à l’embarquement. Il est 17h42, l’embarquement se fait jusqu’à 17h45 et le numéro 280 est affiché. Un poil de stress, un contrôle de passeport, tout est en règle et nous voilà parti. Accueillis par quelques membres d’équipages, on se dirige vers notre cabine. Des ascenseurs et des escaliers dorés apparaissent au milieu des très longs couloirs. Dans notre chambre se trouvent 4 couchettes, 2 armoires et une petite salle de bain, le grand luxe quoi. Le temps de poser nos affaires, nous voilà partis à la découverte d’un nouveau monde : le bateau de croisière. Des restaurants, des bars, une boîte, un cabaret, et 2 magasins de Duty Free, un sauna, un jacuzzi. Tout parait très propre et bien entretenu. Stockholm s’éloigne alors qu’on profite de la vue sur le pont arrière où tous les erasmus se sont rassemblés. On discute, on rigole et le faim commence à venir. Les sandwichs au fromage et jambon préparés avant le voyage font largement l’affaire. Petit tour à la superette pour acheter de quoi grignoter et la soirée commence. Les allemands ont déjà fait le plein d’alcools au duty free pour passer la soirée. En fait, ces croisières sont une excuse pour acheter de l’alcool pas cher. Le voyage se résume en effet à 15h de bateau pour Tallinn, 7h à Tallinn et 17h pour le retour. Il est assez pathétique de voir des adultes (suédois pour la plupart) complètement imbibés d’alcool à 19h ou de voir des plaques de vomi un peu plus tard dans la soirée. Bon, on dira que c’est le mal de mer. Un petit tour au cabaret pour voir une course de petit chevaux, où l’on peut parier sur la couleur du cheval gagnant, un petit détour par les machines à sous pour perdre quelques pièces et nous voilà arrivés au karaoké. Les suédois sont férus de karaoké, lorsqu’ils font des fêtes entre eux, c’est couvent pour chanter malgré un niveau en chant guère plus élevé que la moyenne mondial. La plupart des chansons sont en suédois, mais on essaie tant bien que mal de les fredonner. On décide de s’inscrire avec des potes et copines français et allemands : c’est décidé, Song 2 de Blur fera bien l’affaire, il suffit de brailler un peu. Après un prestation plus que remarquée (plus par le spectacle que la qualité du chant), on quitte la scène sous le tonnerre d’applaudissement… de nos trois potes au fond de la salle. On décide ensuite d’aller faire un petit tour sur la piste de danse de la boîte pour finir la nuit.
Ikea, krisprolls, ikea ikea, krisprolls. Arrgll, voilà à quoi ressemblait le réveil lorsque le haut parleur de notre cabine et de très mauvaise qualité qui plus est annonçait notre arrivée à Tallinn. Le temps est ensoleillé et il fait bon dehors. Après avoir traversé des terrains vagues pour atteindre la vieille ville, on commence notre petite aventure dans les ruelles. J’ai déjà passé une semaine ici en février dans je reconnais quelque peu. On croise des musées qui ont l’air étrange, comme celui des malformations, le musée Grévin des blessures et maladies cutanées de toutes nature (rien que de lire le dépliant donnait la chair de poule) ou encore le musée de la torture médiévale. Bon on verra une prochaine fois. On fait le tour de la vieille ville, passe dans des ruelles très charmantes, s’arrêtent à quelques points de vue et visite quelques églises, dans une particulièrement très belle (cf photos sur http://castel-baptiste.magix.net) . La faim commence à venir. Après avoir sillonné les ruelles, on trouve un restaurant très sympa, où l’on mange dans une ruelle d’un petit village reconstitué (des façades de ‘fausses’ maisons font office de murs). On mange tous bien et on se décide à aller dans la ville (pas la vieille, mais la plus récente disons). On se rend vite compte qu’il n’y a rien à voir par là. On se trouve un petit banc dans un parc tranquille et on se repose une petite heure en attendant le départ du bateau. On arrive à 16h à l’embarquement et on se rend compte que le bateau part non pas à 17h mais à 18h. Bon tant pis, on se reposera en attendant. D’autres passagers commencent déjà à monter dans le bateau avec des caddies remplis d’alcool (le maximum est 100 litres de bières et 25 d’alcool fort). Parfois, on se demande si certains ne dépassent pas la limite autorisée tellement les bouteilles débordent du petit caddy. On retrouve notre cabine, on va faire quelques achats au duty free, où l’on peut trouver toutes les sortes de liqueurs et alcools imaginables. La bateau tangue terriblement contrairement à la nuit dernière, les gens titubent de partout (comme la nuit dernière par contre, mais la c’est plus à cause du tangage…quoique). Stéph se sent pas très bien et préfère aller se coucher. Sur la piste de dans du cabaret, tout le monde avance et recule au même moment, c’est assez amusant à voir. Une petite bagarre entre personnes éméchés éclate dans un coin de la boîte mais elle finit rapidement vu l’état des protagonistes. Bon, l’ambiance redescend (mais pas la houle), il est tant d’aller se faire bercer aux rythmes des vagues. Une petite nuit passe pour arriver à notre point de départ, Stockholm. On fait une demi-heure de queue pour passer la frontière au milieu des caddys de bières et autres alcools. Back to Stockholm.